1.Dans l'affaire Projet Gabcikovo-Nagymaros, la Cour internationale de Justice s'est penchée sur les conditions qui doivent être réunies pour qu'il y ait un « état de nécessité ».
2.La référence à cette Convention par la Cour internationale de Justice dans l'arrêt qu'elle a rendu dans l'affaire du Projet Gabcikovo-Nagymaros (Hongrie c. Slovaquie) confirme sa pertinence.
3.La Cour, se penchant d'abord sur la situation à Nagymaros, a constaté que les dangers imputés au réservoir d'amont s'inscrivaient pour la plupart dans le long terme et qu'ils demeuraient incertains.
4.L'affaire du Nicaragua a été mentionnée par la Cour dans l'Affaire du Projet Gabcikovo-Nagymaros comme étant pertinente au regard du droit des contre-mesures; cette analogie, si elle n'est pas décisive, semble du moins raisonnable.
5.Dans l'affaire du projet Gabcikovo-Nagymaros, la Cour internationale de Justice a estimé que « l'état de nécessité constitue une cause, reconnue par le droit international coutumier, d'exclusion de l'illicéité d'un fait non conforme à une obligation internationale ».
6.Dans son arrêt Gabcikovo-Nagymaros, la Cour internationale de Justice a confirmé l'argument selon lequel les règles et normes générales du droit de l'environnement limitaient la large liberté contractuelle des États les plus directement concernés par le risque de dommages transfrontières graves.